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Rions un peu avec Matrix

Les dialogues de Matrix expriment des choses fort simples avec un langage complexe. Imaginez que les frères Waschowsky filment Neo allant prendre son courrier.
Ben même là c’est pas simple.

Trinity : On sonne !
Mulot : C’est sûrement, le courrier à cette heure ci.
Neo : Qui y va ?
Morpheus : Ben toi, ça me semble logique, après tout, tu es l’élu.
Neo : Ouais, et vous, vous êtes une bande de feignasses. Je ne suis pas l’élu à faire le ménage !
Trinity : Moi, je peux pas y aller, je joue à Tekken là, ça fait partie de mon entraînement.
Neo : M’en fous, j’irais pas !
Oracle : Bien sûr que tu iras, tu as déjà fait ce choix, maintenant, il te faut le comprendre.
Neo : Tout ce que je comprends c’est que vous logez chez moi et que vous ne foutez rien.
Morpheus : Je ne peux que te montrer la porte, c’est à toi qu’il appartient de la franchir. Comme moi, il faudra que tu comprennes qu’il y a une différence entre voir le chemin et arpenter le chemin.
Neo : Je la vois bien la différence, va falloir que je me lève et y’en a un qui va me piquer mon fauteuil.
Architecte : Ne pas aller chercher le courrier engendrerait des anomalies systémiques dans la matrice qui…
Neo : Arrête tes conneries toi !
Architecte : Le déni est la plus prévisible et la plus primitive des réactions, ça me rappelle le reload de 54, on en avait bavé parce que l’Oracle avait installé Photoshop en warez et…
Neo : Bon, ça va, j’y vais !
Architecte : Je sens déjà en toi, la réaction biochimique qui va te faire bouger ton cul jusqu’à la porte et…
Neo : La ferme !
Oracle : Tu vois bien que tu avais déjà fait ton choix, je suis heureuse que tu l’aies compris.
Neo : Toi, la vieille, si tu me gonfles encore, je te les fais bouffer tes cookies jusqu’au dernier !

Neo ouvre la porte.

Facteur Smith : Surpris de me revoir, Monsieur Anderson ?
Neo : Ben non, vous passez tous les matins et mon nom est Neo !
Facteur Smith : Neo est le nom que vous vous êtes donné mais votre vrai nom est Monsieur Anderson. Pas la peine de jouer les rebelles, votre mère vous appelait Monsieur Anderson, ceci fait que par conséquent, Monsieur Anderson est votre vrai nom.
Neo : Ma mère m’appelait Poussin et…. Oubliez ce que je viens dire.
Facteur Smith : Savez-vous pourquoi je suis ici, Monsieur Anderson ?
Neo : Oui.
Facteur Smith : Alors vous en êtes conscient ?
Neo : De quoi ?
Facteur Smith : De l’inter connexion qui nous relie. Car c’est un même but qui nous relie, un même but qui nous anime, un même but qui nous motive, un même but qui…
Neo : Le courrier ?
Facteur Smith : Oui, en effet mais malgré cela, j’aimerais vous faire une remarque qui m’est venue de l’une de mes réflexions. Si je suis ici, Monsieur Anderson, c’est de votre faute.
Neo : Ma faute ?
Facteur Smith : Voyez-vous, je hais ce quartier, ce zoo, cette prison, peu importe comment vous l’appelez, si les odeurs existaient, elle sentirait la merde !
Neo : Ça sent la merde en effet mais c’est parce que vous ne regardez pas où vous marchez.
Facteur Smith : J’ai besoin qu’on me libère !
Neo : Calmez-vous, mon vieux, passez-moi le recommandé et tout ira bien.
Facteur Smith : Ah oui, le recommandé… Il va falloir signer, Monsieur Anderson. En avez-vous conscience ?
Neo : Oui…
Facteur Smith : Vous comprenez donc que c’était inéluctable ?
Neo : Oui… Mais tout ce qui a un début a une fin.
Facteur Smith : Pensez-vous y parvenir ?
Neo : Ça finit ce soir.

Neo se cabre alors en arrière, la caméra passe au ralenti et tournoie autour de lui. Il saisit son stylo et signe le recommandé tellement vite que l’on voit les déformations de l’air créées par son stylo.

Neo : Voilà, Smith, c’est signé !
Facteur Smith : Non, c’est impossible !
Neo : Si tu veux, je peux t’amener l’Architecte, il t’expliquera pourquoi c’est possible et l’Oracle te fera bouffer ses gâteaux secs.
Facteur Smith : Non, pas maman !

Smith s’éloigne en courant et explose quelques instants plus tard.

Neo : Quel relou ce facteur.
Perséphone : Qui était-ce ?
Trinity : T’approche pas de mon mec toa !
Neo : Un courrier pour le Mérovingien.
Mérovingien : Évidemment, chère amie, le facteur, une lettre, cause et effet.
Neo : Ouais, cause et effet, c’est les impôts.
Mérovingien : Ah putain de bordel de merde de fils de pute de mes couilles de sa race !
Neo : Ah ouais, les impôts sont la cause et l’effet est tes jurons.
Mulot : Méro, ça y est, je t’ai arrangé le coup avec la fille en robe rouge.
Perséphone : Ah ?
Mérovingien : Mais voyons, ma chérie, c’est un jeu, juste un jeu.
Perséphone : Morphy, t’as trois minutes pour monter dans ta caisse et m’emmener en boîte.
Morpheus : Tu vois, Méro, y’a des choses qui changent.
Mulot : Perséphone, je peux t’arranger un rencart avec un Brad Pitt virtuel tu sais.
Perséphone : Temps écoulé, Morphy.
Morpheus : Et d’autres qui ne changent pas…