
Le psychiatre jouait machinalement avec ses mobiles sur son bureau. Il venait de lâcher dans la nature un habitant de Mos Keen, Orinshi, un type bizarre qui ne semble pas dangereux. Son second rendez-vous était assez routinier et important en même temps. LEmpire lui avait commandé quelques analyses psychiatriques sur quelques-uns uns de ses éléments. Une simple formalité fort lucrative mais lEmpire ne tolérait pas les échecs et il fallait traiter la chose avec sérieux. Il savait par expérience que les militaires étaient toujours un peu tendus quand il sagissait de tester leur mental. Il avait pris plaisir à faire attendre celui-là, il navait aucune patience. Puis enfin il alla le chercher.
Le patient était réfugié dans un coin, face aux murs, accroupi, tout de suite le docteur pensa quil avait affaire à un agoraphobe.
« Sans Nom ?
- Jen ai pour cinq minutes.
- Vous nallez pas salir mes sols nest-ce pas ?
- Jai dit cinq minutes ! Ça fait une heure que jattends, vous pouvez bien attendre cinq minutes que je remonte mon lance-flammes, non ?
- Ah, ce nétait que ça
- Bon, je finirai dans votre bureau. »Les deux hommes entrèrent et le commando prit place sur le sol et posa son arme démontée sur le divan.
« Faites vite, les rancors doivent se demander où je suis.
- Vous avez lintention de garder votre lance-flammes avec vous ?
- Cest mon outil de travail, vous avez lintention de garder votre cerveau avec vous ?
- Larmée ma mandaté pour vérifier votre santé mentale.
- Ah ! Ah ! Ah ! Il est bien temps dy penser.
- Ça vous amuse ?
- Évidemment, il faut être déjà dingue pour aimer faire la guerre.
- Vraiment ?
- Écouter, obéir aux ordres sans les discuter, tuer des gens, parfois des civils, des enfants, si on est pas timbré dès le départ, on y arrive pas.
- Posez ce lance-flammes.
- Non.
- Vous avez un problème avec lautorité ?
- Avec la vôtre ? Non, aucun, je ne la reconnais pas.
- Vous naimez pas quon soppose à vous ?
- Si, jadore ça, ça me donne une raison de tuer.
- On ne vous a jamais dit non ?
- Si, mais bien souvent cest plutôt : " Non, pitié ! " ou " Non pas ça ! ". En général, ça ménerve.
- Vous avez des tendances homosexuelles ou zoophiles ?
- Pourquoi vous avez dit homosexuel en premier ?
- Bon, passons aux associations de mots.
- Cest à cause des cheveux longs ?
- Non, laissez tomber, je vais vous dire un mot et vous allez me répondre sans réfléchir. Rancor.
- Frouch.
- Comment ça frouch ?
- Euh, je réagis au quel des trois mots là ?
- Non, je veux dire, que signifie frouch ?
- Ah, cest le bruit de mon lance flamme.
- Bien
- Mal ?
- Sexe.
- Jamais en service.
- Naboo.
- Ashram.
- Pardon ?
- Faiblesse.
- Non, je voulais dire, comment ça ashram ?
- Ah, et bien jai installé une ashram sur Naboo quand jai voulu retrouver ma sérénité.
- Vous aviez des troubles ?
- Oui, mais cétait avant quand jétais fou.
- Vous avez été fou ?
- Oui, mais cest passé.
- Ah
- B ?
- Bien, Monsieur Nom, je crois que je vais pouvoir faire mon rapport
- Déjà fini ?
- Oui, veuillez signer le formulaire rose qui
- Pourquoi rose ? Vous me cherchez vous !
- Non, pas du tout, cest
- Jen veux un bleu !
- Jen ai pas, un blanc ça ira ?
- Bien, on va dire blanc.
- Bon, je retourne sur Dathomir, à propos, jai bon pour le test ?
- Oui, vous êtes bon, je peux vous le garantir.
- Pfff, formalités »Le commando sen alla prestement, visiblement lassé de rester dans une pièce à discuter avec un homme qui ne sait rien du combat. Le psychiatre rédigea ses notes.
« Le capitaine Nom semble souffrir de multiples troubles psychiques récurrents. Sa névrose obsessionnelle le rend totalement incompatible avec un travail militaire précis. On remarque également une légère tendance homophobe des plus détestable. Néanmoins, au vu de ses états de services, lélément semble optimisé dans sa position actuelle. En effet, le Général Crix Madine a su trouver les bons éléments pour créer des spécialistes de la guerre subversives dans les bataillons de Storm commandos. Faire revenir un tel élément à un service régulier serait néfaste pour tous. Au vu de son efficacité, je recommande de le laisser dans les endroits les plus dangereux possibles, là où on a une chance de ne pas le revoir vivant. Cest le genre dendroits dans lesquels il sépanouit. Sa folie le rend aussi performant quinstable, sujet à manier avec précaution. »
Plus tard, sur un navire impérial, un officier recruteur examine les fiches provenant de toute la galaxie.
« Dommage, Officier Sans, vous navez pas la trempe pour servir dans notre nouveau projet dÉtoile Noire »